En 2026, le permis à points reste un sujet très concret : excès de vitesse, téléphone, alcool, stupéfiants, feu rouge, refus de priorité, stage de récupération, solde nul, invalidation et retour au permis.
La principale évolution à retenir concerne le très grand excès de vitesse : depuis fin décembre 2025, dépasser la vitesse autorisée de 50 km/h ou plus constitue un délit.
LeDroitEnClair.fr fait le point sur ce qui change, ce qui reste applicable et les réflexes à adopter avant de payer, contester ou attendre une lettre administrative.
Rappel : comment fonctionne le permis à points ?
Le permis de conduire est doté d’un capital de points.
En principe :
le permis classique peut atteindre 12 points
le permis probatoire commence avec un capital réduit
certaines infractions entraînent un retrait de points
le solde peut être consulté en ligne
un stage peut permettre de récupérer des points
lorsque le solde atteint zéro, le permis est invalidé.
Le retrait de points ne dépend pas seulement de la gravité ressentie par le conducteur. Il dépend du barème prévu pour l’infraction commise.
La grande nouveauté : le très grand excès de vitesse devient un délit
Depuis le 29 décembre 2025, l’excès de vitesse d’au moins 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée est devenu un délit.
Cela change la nature du risque.
Avant, le conducteur pouvait surtout raisonner en termes d’amende, de suspension et de points. Désormais, le très grand excès de vitesse entre dans une logique pénale plus lourde.
Les conséquences peuvent inclure :
une amende plus importante
une peine d’emprisonnement possible
une inscription au casier judiciaire
une suspension ou annulation du permis selon la décision
un retrait de points
des conséquences sur l’assurance
des difficultés professionnelles si la conduite est nécessaire à l’activité.
Le bon réflexe : ne pas traiter ce type d’infraction comme une simple contravention ordinaire.
Retrait de points : les infractions à surveiller
Certaines infractions entraînent rapidement une perte importante de points.
Exemples fréquents :
alcool au volant
conduite après usage de stupéfiants
excès de vitesse
feu rouge
stop non respecté
refus de priorité
téléphone tenu en main
conduite dangereuse
franchissement de ligne continue
non-respect de priorité piéton
stationnement dangereux
absence de ceinture
défaut de casque à moto.
Certaines infractions peuvent entraîner 6 points de retrait. Dans des situations aggravées, notamment avec stupéfiants et alcool, le retrait peut être encore plus lourd.
Le conducteur doit donc connaître son solde avant de minimiser une infraction.
Un retrait de 6 points n’a pas la même conséquence sur un permis à 12 points que sur un permis probatoire ou un permis déjà fragilisé.
Consulter son solde : le réflexe Mes Points Permis
En 2026, le service en ligne Mes Points Permis permet de consulter son solde de points.
Il peut aussi permettre d’accéder à des informations utiles comme :
le solde de points
le relevé d’information intégral
l’attestation de droit à conduire sécurisée
certaines informations administratives liées au permis.
Ce réflexe est important après :
une infraction
un stage
un courrier reçu
une suspension
une menace d’invalidation
un doute sur le solde
une contestation.
Attention : certains délais administratifs peuvent expliquer un décalage entre le stage, l’infraction et l’affichage du solde.
Il ne faut pas piloter son permis à l’aveugle.
Stage de récupération de points : utile, mais pas magique
Le stage de sensibilisation à la sécurité routière peut permettre de récupérer des points, dans certaines limites.
Il peut être :
volontaire
obligatoire pour certains jeunes conducteurs
proposé ou imposé dans certains contextes
utilisé pour éviter de se rapprocher du solde nul.
Mais il ne permet pas de dépasser le plafond de points applicable à votre permis.
Il faut vérifier :
votre solde actuel
la date du dernier stage
votre statut probatoire ou non
la date de l’infraction
la réception éventuelle d’une lettre administrative
la validité du permis au moment du stage
les délais d’enregistrement.
Un stage réalisé trop tard peut ne pas empêcher une invalidation si le permis est déjà juridiquement perdu.
Solde nul : attention à la lettre 48SI
Lorsque le solde de points arrive à zéro, le permis peut perdre sa validité.
Le conducteur reçoit alors une lettre recommandée appelée 48SI.
Cette lettre informe que le permis est invalidé et que le conducteur n’a plus le droit de conduire.
À partir de là, plusieurs conséquences peuvent apparaître :
obligation de remettre le permis
interdiction de conduire
délai avant de pouvoir obtenir un nouveau permis
visite médicale ou tests psychotechniques
obligation de repasser le code, voire la conduite selon la situation
démarches en ligne pour le retour au permis
information à l’assurance.
Le réflexe essentiel : ne pas continuer à conduire après invalidation.
Conduire malgré une invalidation peut exposer à des sanctions lourdes.
Peut-on contester un retrait de points ?
Oui, mais il faut distinguer plusieurs sujets.
On peut parfois contester :
l’infraction elle-même
l’amende
la régularité de la procédure
le retrait de points
une invalidation du permis
une erreur de solde
une absence d’information
une décision administrative.
Mais le moment de la contestation est décisif.
Payer une amende forfaitaire peut avoir des conséquences sur la reconnaissance de l’infraction et donc sur le retrait de points.
Avant de payer ou de contester, il faut vérifier :
l’avis reçu
la date
le conducteur réel
le véhicule concerné
le nombre de points en jeu
le solde actuel
le risque d’invalidation
les délais de recours.
En cas de risque de perte du permis, il faut consulter rapidement.
Conducteurs professionnels : vigilance renforcée
Le permis à points est particulièrement sensible pour les personnes qui conduisent dans le cadre de leur travail.
Cela concerne notamment :
chauffeurs
livreurs
commerciaux
artisans
taxis
VTC
ambulanciers
transporteurs
salariés utilisant un véhicule de service
dirigeants de société
indépendants.
Un retrait de permis peut avoir des conséquences professionnelles immédiates.
À vérifier :
solde de points
contrat de travail
obligations envers l’employeur
assurance
véhicule d’entreprise
désignation du conducteur
possibilité de recours
stratégie avant paiement
nécessité d’un avocat.
Le risque n’est pas seulement administratif. Il peut devenir professionnel, financier et pénal.
Véhicule d’entreprise : ne pas payer trop vite
Lorsqu’une infraction est commise avec un véhicule d’entreprise, il faut être prudent.
Selon la situation, l’entreprise peut devoir désigner le conducteur.
Le conducteur ou le responsable ne doit pas traiter l’avis d’infraction mécaniquement sans comprendre les conséquences.
Questions utiles :
qui conduisait ?
l’avis concerne-t-il l’entreprise ou le conducteur ?
faut-il désigner ?
le paiement vaut-il reconnaissance ?
combien de points sont en jeu ?
le conducteur est-il proche du solde nul ?
une contestation est-elle possible ?
le délai court-il déjà ?
Dans les flottes professionnelles, le permis à points doit être géré comme un risque juridique.
Les erreurs fréquentes
À éviter :
payer immédiatement sans vérifier les points en jeu
ignorer son solde
faire un stage trop tard
ne pas ouvrir un recommandé
continuer à conduire après invalidation
confondre suspension, annulation et invalidation
oublier d’informer son assurance
ignorer la situation du permis probatoire
ne pas désigner correctement un conducteur de véhicule d’entreprise
contester hors délai
penser qu’un stage efface automatiquement toutes les conséquences
minimiser un très grand excès de vitesse devenu délit.
En droit routier, le calendrier est souvent aussi important que l’infraction.
Que faire après une infraction ?
Plan d’action simple :
1. Identifier l’infraction
Nature, date, lieu, véhicule, conducteur.
2. Vérifier les points encourus
Consultez le barème et estimez l’impact sur votre solde.
3. Consulter votre solde
Utilisez Mes Points Permis.
4. Ne pas payer mécaniquement
Le paiement peut avoir des conséquences.
5. Vérifier les délais
Contestation, paiement, stage, réception de lettres administratives.
6. Faire un stage si pertinent
Mais uniquement si le permis est encore valable et si le stage peut réellement produire un effet utile.
7. Consulter un avocat si le permis est menacé
Surtout en cas de solde faible, permis professionnel, délit, alcool, stupéfiants, grand excès de vitesse ou lettre 48SI.
Ce que LeDroitEnClair.fr vous aide à clarifier
LeDroitEnClair.fr ne remplace pas un avocat, l’administration, le juge, l’ANTS, l’ANTAI ou les services du ministère de l’Intérieur.
Notre rôle est de vous aider à comprendre :
le nombre de points en jeu
le risque d’invalidation
la différence entre suspension, annulation et invalidation
le bon moment pour faire un stage
les erreurs à éviter avant paiement
les démarches en cas de lettre 48SI
les situations qui nécessitent un avocat en droit routier.
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