Permis de conduire à points : ce qui change en 2026

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Permis de conduire à points : ce qui change en 2026

En 2026, le permis à points reste un sujet très concret : excès de vitesse, téléphone, alcool, stupéfiants, feu rouge, refus de priorité, stage de récupération, solde nul, invalidation et retour au permis.

LeDroitEnClair.fr21 juin 2026
Permis de conduire à points : ce qui change en 2026

En 2026, le permis à points reste un sujet très concret : excès de vitesse, téléphone, alcool, stupéfiants, feu rouge, refus de priorité, stage de récupération, solde nul, invalidation et retour au permis.

La principale évolution à retenir concerne le très grand excès de vitesse : depuis fin décembre 2025, dépasser la vitesse autorisée de 50 km/h ou plus constitue un délit.

LeDroitEnClair.fr fait le point sur ce qui change, ce qui reste applicable et les réflexes à adopter avant de payer, contester ou attendre une lettre administrative.

Rappel : comment fonctionne le permis à points ?

Le permis de conduire est doté d’un capital de points.

En principe :

  • le permis classique peut atteindre 12 points

  • le permis probatoire commence avec un capital réduit

  • certaines infractions entraînent un retrait de points

  • le solde peut être consulté en ligne

  • un stage peut permettre de récupérer des points

  • lorsque le solde atteint zéro, le permis est invalidé.

Le retrait de points ne dépend pas seulement de la gravité ressentie par le conducteur. Il dépend du barème prévu pour l’infraction commise.

La grande nouveauté : le très grand excès de vitesse devient un délit

Depuis le 29 décembre 2025, l’excès de vitesse d’au moins 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée est devenu un délit.

Cela change la nature du risque.

Avant, le conducteur pouvait surtout raisonner en termes d’amende, de suspension et de points. Désormais, le très grand excès de vitesse entre dans une logique pénale plus lourde.

Les conséquences peuvent inclure :

  • une amende plus importante

  • une peine d’emprisonnement possible

  • une inscription au casier judiciaire

  • une suspension ou annulation du permis selon la décision

  • un retrait de points

  • des conséquences sur l’assurance

  • des difficultés professionnelles si la conduite est nécessaire à l’activité.

Le bon réflexe : ne pas traiter ce type d’infraction comme une simple contravention ordinaire.

Retrait de points : les infractions à surveiller

Certaines infractions entraînent rapidement une perte importante de points.

Exemples fréquents :

  • alcool au volant

  • conduite après usage de stupéfiants

  • excès de vitesse

  • feu rouge

  • stop non respecté

  • refus de priorité

  • téléphone tenu en main

  • conduite dangereuse

  • franchissement de ligne continue

  • non-respect de priorité piéton

  • stationnement dangereux

  • absence de ceinture

  • défaut de casque à moto.

Certaines infractions peuvent entraîner 6 points de retrait. Dans des situations aggravées, notamment avec stupéfiants et alcool, le retrait peut être encore plus lourd.

Le conducteur doit donc connaître son solde avant de minimiser une infraction.

Un retrait de 6 points n’a pas la même conséquence sur un permis à 12 points que sur un permis probatoire ou un permis déjà fragilisé.

Consulter son solde : le réflexe Mes Points Permis

En 2026, le service en ligne Mes Points Permis permet de consulter son solde de points.

Il peut aussi permettre d’accéder à des informations utiles comme :

  • le solde de points

  • le relevé d’information intégral

  • l’attestation de droit à conduire sécurisée

  • certaines informations administratives liées au permis.

Ce réflexe est important après :

  • une infraction

  • un stage

  • un courrier reçu

  • une suspension

  • une menace d’invalidation

  • un doute sur le solde

  • une contestation.

Attention : certains délais administratifs peuvent expliquer un décalage entre le stage, l’infraction et l’affichage du solde.

Il ne faut pas piloter son permis à l’aveugle.

Stage de récupération de points : utile, mais pas magique

Le stage de sensibilisation à la sécurité routière peut permettre de récupérer des points, dans certaines limites.

Il peut être :

  • volontaire

  • obligatoire pour certains jeunes conducteurs

  • proposé ou imposé dans certains contextes

  • utilisé pour éviter de se rapprocher du solde nul.

Mais il ne permet pas de dépasser le plafond de points applicable à votre permis.

Il faut vérifier :

  • votre solde actuel

  • la date du dernier stage

  • votre statut probatoire ou non

  • la date de l’infraction

  • la réception éventuelle d’une lettre administrative

  • la validité du permis au moment du stage

  • les délais d’enregistrement.

Un stage réalisé trop tard peut ne pas empêcher une invalidation si le permis est déjà juridiquement perdu.

Solde nul : attention à la lettre 48SI

Lorsque le solde de points arrive à zéro, le permis peut perdre sa validité.

Le conducteur reçoit alors une lettre recommandée appelée 48SI.

Cette lettre informe que le permis est invalidé et que le conducteur n’a plus le droit de conduire.

À partir de là, plusieurs conséquences peuvent apparaître :

  • obligation de remettre le permis

  • interdiction de conduire

  • délai avant de pouvoir obtenir un nouveau permis

  • visite médicale ou tests psychotechniques

  • obligation de repasser le code, voire la conduite selon la situation

  • démarches en ligne pour le retour au permis

  • information à l’assurance.

Le réflexe essentiel : ne pas continuer à conduire après invalidation.

Conduire malgré une invalidation peut exposer à des sanctions lourdes.

Peut-on contester un retrait de points ?

Oui, mais il faut distinguer plusieurs sujets.

On peut parfois contester :

  • l’infraction elle-même

  • l’amende

  • la régularité de la procédure

  • le retrait de points

  • une invalidation du permis

  • une erreur de solde

  • une absence d’information

  • une décision administrative.

Mais le moment de la contestation est décisif.

Payer une amende forfaitaire peut avoir des conséquences sur la reconnaissance de l’infraction et donc sur le retrait de points.

Avant de payer ou de contester, il faut vérifier :

  • l’avis reçu

  • la date

  • le conducteur réel

  • le véhicule concerné

  • le nombre de points en jeu

  • le solde actuel

  • le risque d’invalidation

  • les délais de recours.

En cas de risque de perte du permis, il faut consulter rapidement.

Conducteurs professionnels : vigilance renforcée

Le permis à points est particulièrement sensible pour les personnes qui conduisent dans le cadre de leur travail.

Cela concerne notamment :

  • chauffeurs

  • livreurs

  • commerciaux

  • artisans

  • taxis

  • VTC

  • ambulanciers

  • transporteurs

  • salariés utilisant un véhicule de service

  • dirigeants de société

  • indépendants.

Un retrait de permis peut avoir des conséquences professionnelles immédiates.

À vérifier :

  • solde de points

  • contrat de travail

  • obligations envers l’employeur

  • assurance

  • véhicule d’entreprise

  • désignation du conducteur

  • possibilité de recours

  • stratégie avant paiement

  • nécessité d’un avocat.

Le risque n’est pas seulement administratif. Il peut devenir professionnel, financier et pénal.

Véhicule d’entreprise : ne pas payer trop vite

Lorsqu’une infraction est commise avec un véhicule d’entreprise, il faut être prudent.

Selon la situation, l’entreprise peut devoir désigner le conducteur.

Le conducteur ou le responsable ne doit pas traiter l’avis d’infraction mécaniquement sans comprendre les conséquences.

Questions utiles :

qui conduisait ?

l’avis concerne-t-il l’entreprise ou le conducteur ?

faut-il désigner ?

le paiement vaut-il reconnaissance ?

combien de points sont en jeu ?

le conducteur est-il proche du solde nul ?

une contestation est-elle possible ?

le délai court-il déjà ?

Dans les flottes professionnelles, le permis à points doit être géré comme un risque juridique.

Les erreurs fréquentes

À éviter :

  • payer immédiatement sans vérifier les points en jeu

  • ignorer son solde

  • faire un stage trop tard

  • ne pas ouvrir un recommandé

  • continuer à conduire après invalidation

  • confondre suspension, annulation et invalidation

  • oublier d’informer son assurance

  • ignorer la situation du permis probatoire

  • ne pas désigner correctement un conducteur de véhicule d’entreprise

  • contester hors délai

  • penser qu’un stage efface automatiquement toutes les conséquences

  • minimiser un très grand excès de vitesse devenu délit.

En droit routier, le calendrier est souvent aussi important que l’infraction.

Que faire après une infraction ?

Plan d’action simple :

1. Identifier l’infraction

Nature, date, lieu, véhicule, conducteur.

2. Vérifier les points encourus

Consultez le barème et estimez l’impact sur votre solde.

3. Consulter votre solde

Utilisez Mes Points Permis.

4. Ne pas payer mécaniquement

Le paiement peut avoir des conséquences.

5. Vérifier les délais

Contestation, paiement, stage, réception de lettres administratives.

6. Faire un stage si pertinent

Mais uniquement si le permis est encore valable et si le stage peut réellement produire un effet utile.

7. Consulter un avocat si le permis est menacé

Surtout en cas de solde faible, permis professionnel, délit, alcool, stupéfiants, grand excès de vitesse ou lettre 48SI.

Ce que LeDroitEnClair.fr vous aide à clarifier

LeDroitEnClair.fr ne remplace pas un avocat, l’administration, le juge, l’ANTS, l’ANTAI ou les services du ministère de l’Intérieur.

Notre rôle est de vous aider à comprendre :

  • le nombre de points en jeu

  • le risque d’invalidation

  • la différence entre suspension, annulation et invalidation

  • le bon moment pour faire un stage

  • les erreurs à éviter avant paiement

  • les démarches en cas de lettre 48SI

  • les situations qui nécessitent un avocat en droit routier.

Vous avez reçu une contravention, une suspension, une lettre 48SI ou vous risquez de perdre votre permis ?

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